Lundi de retour du train, j'ai trouvé une ignomieuse tâche jauuuuuune dont on ne saurait dire l'origine... sur mon fauteuil de bureau, et j'ai fait un mail à toutes les personnes sur le call de Lyon pour rappeller quelques règles corrosives de l'hygiène au bureau et du respect des conditions de travail d'autrui, qui a bien fait rire les toupains. (histoire de changer des .pps, et autres blagounettes via mailto). Le soir j'ai cherché un convertisseur de mp4 en .avi, sans succès et pendant que je faisais mes machines, quelqu'un m'en a saboté une en fourguant sa merde dedans pour m'apprendre à descendre la chercher trop tard (oui, bin, j'étais au téléphone avec le K. parce que les images du nouveau blug chargent pas et qu'on sait pas d'où ça vient). Le matin de ce lundi là j'ai pris le train de justesse, comme d'hab, à 7h30, et dormi en face de deux rigolos en costards cravates, qui n'arrêtaient pas de dire "marché" et "Hong Kong" dans toutes leurs phrases, quand j'ai secoué un oeil pour savoir à qui on avait à faire, j'ai vu deux visage en plastique. En silicone-caoutchouteux, même, et je me suis rendormie. Juste avant ça j'étais encore au chaud. Juste après ça, je prenais ma douche chez mes parents.
Mardi, j'ai vu Juju qui m'a parlé entre autres choses de ma "promotion dans l'air" qui se négocie ces jours ci au taf pour que je monte à Paris, et de ses boutiques de fringues qu'il est en train d'ouvrir. Ensuite, je l'ai accompagné faire ses courses au nouveau Monoprix, et observé avec attention leur "mini légumes". Non, mais c'est très beau le Monoprix, on peut pas dire, sauf que ça manque de Bio. Et puis j'ai gueulé un peu que le Bar américain c'est trop cher, alors que dimanche on avait dit qu'on achetait du pif crade chez le reureu et qu'on se mettait une taule dans le caniveau. Je suis rentrée et j'ai trouvé un convertisseur de mp4 en .avi pour les rushes ramenés de Paname. Et j'ai appellé Kiko pour savoir comment installer mon nouveau disque dur externe de 200Go qui va me sauver ma vie numérique. Sauf que raté, alors Kiko m'a dit qu'il m'appellait demain.
Mercredi, je devais réceptionner une commande de culottes au taf, mais Cathy n'est pas passée. Et puis j'ai oublié d'appeller mon pneumologue pour lui dire d'encaisser les 100 balles que je lui dois depuis la semaine dernière (car ma cb ne passait pas...). Le soir j'ai appellé kiko qui m'a confirmé que mon disque dur avait une panne au déballage et qu'on m'envoyait une étiquette T pour le retour. Et je n'ai pas réussi à mettre mon mp4 converti en .avi sur Première avec la bande son et l'image séparées. Que le son. En 5 lettres: F.U.C.K. Mais ouf, Willy de l'équipe internet était passé pour remettre l'axe du bouton on/off de mon unité centrale qui plante depuis que je me suis installée à ce bureau vendredi dernier.
Jeudi, Cathy est passée livrer des culottes et des soutifs au taf. Finalement y a un ensemble qui me plaît pas (çui qui est couleur cul cul la praloche). Une culotte qui est archi trop grande. Et... j'ai maigri des seins, en même temps que j'ai le droit de commencer à arrêter les médocs. Je dois toujours appuyer comme une forçat sur mon unité centrale pour la mettre en route, et là j'aboie. Et puis en plein milieu de l'après midi, on me bascule sur la prise d'appel aux chalands professionnels, en roue libre. Je traite comme je peux. Sur la dernière heure je suis seule face à mon chaland professionnel, que je rappelle toujours deux fois pour être sûre de pas avoir fait une counerie. Le soir je vois Dèv au Bauhaus, pour lui filer les rushes d'Amputé et des Ramoneurs qu'il prenne le temps de faire un clip ou deux, quand et comme il veut. On regarde une vidéo de Tom Tom Club sur l'écran géant, et on rigoule pas mal à cause de la nénette qui fait la couillon avec ses jambes et du chanteur qui transpire même pas des aisselles sous sa grosse veste (putain, les clims des années 80), moi je rêve d'avoir des aussi grosses épaulettes sur mes vestes pour aller au taf. MEGA- corporate. Moi j'ai hâte de finir Loucrate, je le répète autant de fois que je veux, si je veux. Le soir on bavarde avec Chapouc sur le net. Dèv a mon ipaude que je sais pas quand je pourrai le récupérer, en même temps croulante sous les cassettes DV, j'ai du mal à entendre mes musiques préférées, juste Joy Division qui tourne en boucle dans ma tête. J'essaie mes dessous. Moi qui n'ai jamais pris d'engagement vers les strings que je trouve vulgaires en règle générale, et bon qui se plairait à marcher avec une ficelle dans le cul? Et puis: Oh!? Comme c'est jouli finalement, et comme "et je le sens pas dans ma raie du cul" Bon par contre, c'est pas fait pour dormir avec, quand même, si?... Ouais bin nan, sinon à quoi ça sert d'avoir des couettes prop' et möelleuses, hm? On verra demain.
Vendredi, je montre mon cul à ma reum, qui vieille France, voire vieille Angleterre, trouve effectivement que çui ci, il est pas mal du tout en fait. Et de son côté elle est contente de son soutif et elle en veut deux. Alors je rappelle Cathy, pour doubler le tout. Et l'après midi je me retrouve livrée à moi même avec le chaland professionnel. Un peu larguée, mais pas encore de trop. Avec Copina dans ma diagonale de bureau, et pas les autt' filles déjà brieffées sur le professionnul pour nous filer un coup de patte. Je me rtrouve devant cette annonce de rechercher d'un assistant administratif sur le siège de Paname, et je m'aperçois que j'ai toutes les qualifs, que c'est un emploi peu pète noix, loin du chaland, et que mince, peut être je devrais postuler, pour faire avancer mes affaires, parce que à Paname dans six mois, ça commence à me faire perdre patience tellement tout est long à éxécuter ici. Le soir, j'accompagne ma reum à faire ses courses, et je lui parle du poste, et elle m'achète un jean alors que je lui ai rien demandé, parce qu'elle n'a pas réussi à ouvrir mon mail pour voir les chaussures Vegan en cuir végétal que je lui ai envoyé sur sa boîte mail ainsi que mes réducs du taf pour les crèmes de sa marque préférée qui coûte si cher d'hab. Il faut dire que c'est bientôt mon crottniversaire et que j'ai diablement besoin de chaussures, à Paname, ce sera fini les Converses au bureau. (sauf le vendredi). Le soir je rappelle Oli, mon Chef-chef qui est le toupain de Juju et qui m'a pisté sur le boulot que je fais maintenant quand je suis entrée dans la boîte. Et il me dit bien de "passer par les Dieux plutôt que par les Saints", si je le sens bien comme ça. Je lui dit que j'aimerais avec un entretien priv-priv avec Doumé (Le Master Chief of the chieves), Oli me dit quand il sera là. Et je ne rigoule plus, rien ne me coûte de jouer un coup de poker pour accélérer mes affaires. D'autant que si j'obtiens ce poste, ma surface de vie aura 20 mètres carrés habitables de plus, et sans mourir de faim à la fin du mois. Et le tout avant Noël. Quand je rentre, je suis enrubhée, sauf que c'est pas le moment, car je suis en congés dans dix jours pour commencer à chercher un appart' dans le 20ème. Alors je vais me coucher, mais j'ai pensé à appeller le pneumologue pour lui dire d'encaisser mon chèque, et le banquier pour lui dire de faire passer celui de mes derniers billets de train, avant le remboursement de la sécu. J'aurais regardé les élevages de bouledogues français sur le ouebe, parce qu'on a le droit de rêver, et qu'il faut prévoir le coup que le chat ne va pas très bien en ce moment.
Samedi, on est que 3 à traiter le client au SAV perco. Je prendrai le temps. Mais je traiterai la demande quand même. Moins pire qu'en août. J'aurai acheté une part de tarte au citron meringuée à ma reum, en voyant que Marius n'a plus de gâteau creusois. Je prendrai 4 gelules aux plantes entre mes mouchoirs, et un jus à l' A.C.E. Je tiendrai la route jusqu'à l'heure de dormir, mais je laverai mes culottes avant. Enfin surtout mon string. J'aurais oublié de rembourser le paquet de clopes avancé par mon buraliste, et on aura détartré le vieux perco de maman depuis que je lui en ai obtenu un tout neuf du dernier modèle en vendant nos anciens machins. Il aura fait froid toute la journée, alors je vais dormir en pull, tout ce qui m'est tombé à la main à part ma robe de nuit d'hiver. Je compte dormir 10 heures, cette fois. Et puis j'ai envoyé un mail à Doumé avec le Errache de Lyon en copie sur le poste qui m'intéresse. Je veux un entretien.
Et puis une demie heure après m'être mise au lit. Dans le noir. Le chat m'aura sauté à la gueule. Aux gencives précisément, pendant que j'avais la goule ouverte. Spontanément. J'ai l'habitude que le chat tente de me bouffer un bras ou un mollet, en plein jour quand je ne le regarde pas assez. Mais là c'est carrément vicieux. Il a attendu d'être dans le noir. Il n'a pas bougé. Il a fait un bond calculé, et il a visé la tête. Spontanément. ça: c'est une attaque. Et c'est ce qui aurait fini par arriver. J'ai pas été tellement choquée que si on ne m'avait pas déjà prévenue avant que ça finirait par arriver. C'est le degré suivant du pétage de boulard félin. Je me suis levée quand même, je l'ai attrappé par le collet et regardé droit dans les billes. Je l'ai pas emplafonné, parce que ça y changera rien, et que je sais que c'est parce qu'il est malade. Même le faire boire beaucoup, même les croquettes les plus chères du monde n'y changeront plus rien. Mon chat vit terré dans la trouille, toute la journée où je ne suis pas là, et mes nouveaux voisins étudiants bruyant et claqueurs de porte ne l'arrangent pas. Lui diffuser de la bergamote non plus. Et le mettre sous benzo sans qu'il puisse exprimer ses angoisses allongé sur un divan ne servirait à rien. ça va être hardcore, ce moment là. Je redoutais un peu ce jour. Mais on m'avait prévenue... Quoiqu'il arrive, et quand que ça arrive, mouchkine il aura été le meilleur chat du monde, et j'écrirai sa bio. Parce que des chats qui comprennent qu'il faut attendre sagement ici pendant une demie heure, et pas ailleurs pendant que maman va à la cabine téléphonique, et ne pas accepter la nourriture des inconnus en plein centre ville parigot sans pour autant les bouffer, j'en ai connu qu'un seul, et j'en voudrai pas deux.
Dimanche. Le droit à faire le ménage. Et étendre mes culottes. La semaine prochaine, je fais tout pour aller en Ardèche planter des arbres en fin de semaine, et le ouikène qui suit je vais voir mes zozos et les Chapoucs en Chapouquie. Parce que c'est vital à mon équilibre nerveux. Mais je suis plus en colère de rien, maintenant. C'est toujours ça. Et puis je me plains pas, même avec ces ralentissements et la logistique qui pèche un peu, tout avance en bon ordre.
Mardi, j'ai vu Juju qui m'a parlé entre autres choses de ma "promotion dans l'air" qui se négocie ces jours ci au taf pour que je monte à Paris, et de ses boutiques de fringues qu'il est en train d'ouvrir. Ensuite, je l'ai accompagné faire ses courses au nouveau Monoprix, et observé avec attention leur "mini légumes". Non, mais c'est très beau le Monoprix, on peut pas dire, sauf que ça manque de Bio. Et puis j'ai gueulé un peu que le Bar américain c'est trop cher, alors que dimanche on avait dit qu'on achetait du pif crade chez le reureu et qu'on se mettait une taule dans le caniveau. Je suis rentrée et j'ai trouvé un convertisseur de mp4 en .avi pour les rushes ramenés de Paname. Et j'ai appellé Kiko pour savoir comment installer mon nouveau disque dur externe de 200Go qui va me sauver ma vie numérique. Sauf que raté, alors Kiko m'a dit qu'il m'appellait demain.
Mercredi, je devais réceptionner une commande de culottes au taf, mais Cathy n'est pas passée. Et puis j'ai oublié d'appeller mon pneumologue pour lui dire d'encaisser les 100 balles que je lui dois depuis la semaine dernière (car ma cb ne passait pas...). Le soir j'ai appellé kiko qui m'a confirmé que mon disque dur avait une panne au déballage et qu'on m'envoyait une étiquette T pour le retour. Et je n'ai pas réussi à mettre mon mp4 converti en .avi sur Première avec la bande son et l'image séparées. Que le son. En 5 lettres: F.U.C.K. Mais ouf, Willy de l'équipe internet était passé pour remettre l'axe du bouton on/off de mon unité centrale qui plante depuis que je me suis installée à ce bureau vendredi dernier.
Jeudi, Cathy est passée livrer des culottes et des soutifs au taf. Finalement y a un ensemble qui me plaît pas (çui qui est couleur cul cul la praloche). Une culotte qui est archi trop grande. Et... j'ai maigri des seins, en même temps que j'ai le droit de commencer à arrêter les médocs. Je dois toujours appuyer comme une forçat sur mon unité centrale pour la mettre en route, et là j'aboie. Et puis en plein milieu de l'après midi, on me bascule sur la prise d'appel aux chalands professionnels, en roue libre. Je traite comme je peux. Sur la dernière heure je suis seule face à mon chaland professionnel, que je rappelle toujours deux fois pour être sûre de pas avoir fait une counerie. Le soir je vois Dèv au Bauhaus, pour lui filer les rushes d'Amputé et des Ramoneurs qu'il prenne le temps de faire un clip ou deux, quand et comme il veut. On regarde une vidéo de Tom Tom Club sur l'écran géant, et on rigoule pas mal à cause de la nénette qui fait la couillon avec ses jambes et du chanteur qui transpire même pas des aisselles sous sa grosse veste (putain, les clims des années 80), moi je rêve d'avoir des aussi grosses épaulettes sur mes vestes pour aller au taf. MEGA- corporate. Moi j'ai hâte de finir Loucrate, je le répète autant de fois que je veux, si je veux. Le soir on bavarde avec Chapouc sur le net. Dèv a mon ipaude que je sais pas quand je pourrai le récupérer, en même temps croulante sous les cassettes DV, j'ai du mal à entendre mes musiques préférées, juste Joy Division qui tourne en boucle dans ma tête. J'essaie mes dessous. Moi qui n'ai jamais pris d'engagement vers les strings que je trouve vulgaires en règle générale, et bon qui se plairait à marcher avec une ficelle dans le cul? Et puis: Oh!? Comme c'est jouli finalement, et comme "et je le sens pas dans ma raie du cul" Bon par contre, c'est pas fait pour dormir avec, quand même, si?... Ouais bin nan, sinon à quoi ça sert d'avoir des couettes prop' et möelleuses, hm? On verra demain.
Vendredi, je montre mon cul à ma reum, qui vieille France, voire vieille Angleterre, trouve effectivement que çui ci, il est pas mal du tout en fait. Et de son côté elle est contente de son soutif et elle en veut deux. Alors je rappelle Cathy, pour doubler le tout. Et l'après midi je me retrouve livrée à moi même avec le chaland professionnel. Un peu larguée, mais pas encore de trop. Avec Copina dans ma diagonale de bureau, et pas les autt' filles déjà brieffées sur le professionnul pour nous filer un coup de patte. Je me rtrouve devant cette annonce de rechercher d'un assistant administratif sur le siège de Paname, et je m'aperçois que j'ai toutes les qualifs, que c'est un emploi peu pète noix, loin du chaland, et que mince, peut être je devrais postuler, pour faire avancer mes affaires, parce que à Paname dans six mois, ça commence à me faire perdre patience tellement tout est long à éxécuter ici. Le soir, j'accompagne ma reum à faire ses courses, et je lui parle du poste, et elle m'achète un jean alors que je lui ai rien demandé, parce qu'elle n'a pas réussi à ouvrir mon mail pour voir les chaussures Vegan en cuir végétal que je lui ai envoyé sur sa boîte mail ainsi que mes réducs du taf pour les crèmes de sa marque préférée qui coûte si cher d'hab. Il faut dire que c'est bientôt mon crottniversaire et que j'ai diablement besoin de chaussures, à Paname, ce sera fini les Converses au bureau. (sauf le vendredi). Le soir je rappelle Oli, mon Chef-chef qui est le toupain de Juju et qui m'a pisté sur le boulot que je fais maintenant quand je suis entrée dans la boîte. Et il me dit bien de "passer par les Dieux plutôt que par les Saints", si je le sens bien comme ça. Je lui dit que j'aimerais avec un entretien priv-priv avec Doumé (Le Master Chief of the chieves), Oli me dit quand il sera là. Et je ne rigoule plus, rien ne me coûte de jouer un coup de poker pour accélérer mes affaires. D'autant que si j'obtiens ce poste, ma surface de vie aura 20 mètres carrés habitables de plus, et sans mourir de faim à la fin du mois. Et le tout avant Noël. Quand je rentre, je suis enrubhée, sauf que c'est pas le moment, car je suis en congés dans dix jours pour commencer à chercher un appart' dans le 20ème. Alors je vais me coucher, mais j'ai pensé à appeller le pneumologue pour lui dire d'encaisser mon chèque, et le banquier pour lui dire de faire passer celui de mes derniers billets de train, avant le remboursement de la sécu. J'aurais regardé les élevages de bouledogues français sur le ouebe, parce qu'on a le droit de rêver, et qu'il faut prévoir le coup que le chat ne va pas très bien en ce moment.
Samedi, on est que 3 à traiter le client au SAV perco. Je prendrai le temps. Mais je traiterai la demande quand même. Moins pire qu'en août. J'aurai acheté une part de tarte au citron meringuée à ma reum, en voyant que Marius n'a plus de gâteau creusois. Je prendrai 4 gelules aux plantes entre mes mouchoirs, et un jus à l' A.C.E. Je tiendrai la route jusqu'à l'heure de dormir, mais je laverai mes culottes avant. Enfin surtout mon string. J'aurais oublié de rembourser le paquet de clopes avancé par mon buraliste, et on aura détartré le vieux perco de maman depuis que je lui en ai obtenu un tout neuf du dernier modèle en vendant nos anciens machins. Il aura fait froid toute la journée, alors je vais dormir en pull, tout ce qui m'est tombé à la main à part ma robe de nuit d'hiver. Je compte dormir 10 heures, cette fois. Et puis j'ai envoyé un mail à Doumé avec le Errache de Lyon en copie sur le poste qui m'intéresse. Je veux un entretien.
Et puis une demie heure après m'être mise au lit. Dans le noir. Le chat m'aura sauté à la gueule. Aux gencives précisément, pendant que j'avais la goule ouverte. Spontanément. J'ai l'habitude que le chat tente de me bouffer un bras ou un mollet, en plein jour quand je ne le regarde pas assez. Mais là c'est carrément vicieux. Il a attendu d'être dans le noir. Il n'a pas bougé. Il a fait un bond calculé, et il a visé la tête. Spontanément. ça: c'est une attaque. Et c'est ce qui aurait fini par arriver. J'ai pas été tellement choquée que si on ne m'avait pas déjà prévenue avant que ça finirait par arriver. C'est le degré suivant du pétage de boulard félin. Je me suis levée quand même, je l'ai attrappé par le collet et regardé droit dans les billes. Je l'ai pas emplafonné, parce que ça y changera rien, et que je sais que c'est parce qu'il est malade. Même le faire boire beaucoup, même les croquettes les plus chères du monde n'y changeront plus rien. Mon chat vit terré dans la trouille, toute la journée où je ne suis pas là, et mes nouveaux voisins étudiants bruyant et claqueurs de porte ne l'arrangent pas. Lui diffuser de la bergamote non plus. Et le mettre sous benzo sans qu'il puisse exprimer ses angoisses allongé sur un divan ne servirait à rien. ça va être hardcore, ce moment là. Je redoutais un peu ce jour. Mais on m'avait prévenue... Quoiqu'il arrive, et quand que ça arrive, mouchkine il aura été le meilleur chat du monde, et j'écrirai sa bio. Parce que des chats qui comprennent qu'il faut attendre sagement ici pendant une demie heure, et pas ailleurs pendant que maman va à la cabine téléphonique, et ne pas accepter la nourriture des inconnus en plein centre ville parigot sans pour autant les bouffer, j'en ai connu qu'un seul, et j'en voudrai pas deux.
Dimanche. Le droit à faire le ménage. Et étendre mes culottes. La semaine prochaine, je fais tout pour aller en Ardèche planter des arbres en fin de semaine, et le ouikène qui suit je vais voir mes zozos et les Chapoucs en Chapouquie. Parce que c'est vital à mon équilibre nerveux. Mais je suis plus en colère de rien, maintenant. C'est toujours ça. Et puis je me plains pas, même avec ces ralentissements et la logistique qui pèche un peu, tout avance en bon ordre.






