Je viens de piger ce que je fais depuis un mois et demi maintenant. En fait depuis que j'ai vu ce type à terre qui s'est jeté du 7ème, et que j'ai vu en preum's. J'essaie de disparaître, je crois. Je me cache derrière l'écran du "technocentre". Pour toutes les raisons énumérées plus bas (phase transitoire). Voilà pourquoi je ne vais à la boîte aux lettres plus qu'une fois par mois. Voilà pourquoi je ne réponds plus au téléphone. Voilà pourquoi, je ne joue plus de guitare, je ne peins plus...etc. Voilà pourquoi, je ne réponds pas au courrier de recensement (non, mais j'ai déjà ma fiche chez les R.G depuis 1995, alors à quoi ça sert?) et oublie systématiquement d'un jour à l'autre d'appeller le pneumologue pour ma visite biannuelle depuis 15 jours et d'autres trucs. A la place j'erre dans les endroits où le temps s'arrête, TV, musée, musique, livres, cinéma... là où il ne m'arrivera rien, parce que je crève de peur qu'il arrive un truc, même positif... Je fais de la rétention de sentiments, je n'éprouve quasiment plus rien sur rien (j'évite, parce que les comportements d'évitement sont une de mes spécialités bien connue), comme j'évite de prendre le numéro de l'homme Hugo Boss quand il me fait les yeux doux, j'évite de me réveiller trop tôt, j'évite de bouffer... Et je rêve d'être hospitalisée, parce que c'est l'endroit le plus neutre au monde, et que dans un hôpital, plus rien ne compte que l'état de ce corps, en terme purement mécanique. La vie est de l'autre côté du bureau des admissions, et je suis devant la porte de sortie, mais j'hésite à passer le pas de la porte. Je suis en phase de rémission semble t il. Depuis que j'ai vu le cadavre. Je me doutais qu'il m'avait fait de l'effet, celui là. Je ne savais pas lequel, mais je me doutais d'un truc. Il m'a renvoyé à mes T.S passées... Mes T.S qui n'en étaient pas, parce que si j'avais vraiment voulu me tuer, j'aurais procéder autrement, mais je m'arrête toujours à temps, quand je commence à dérailler. J'ignore toujours comment d'ailleurs, à part le simple argument animal de l'instinct de survie. Et puis l'idée de bosser à Paris, aussi... Je me terre tranquillement dans une couverture de deni du monde réel, comme dirait l'autre ou presque (Cover it all up with lies)... Sauf que ça ne me fait plus rire... Ce serait tellement euphorisant d'avoir l'impression de respirer à pleins poumons... Mais à vrai dire, je me sens un peu étouffée, et ça ne me laisse pas tranquille. ça arrive.
Note pour plus tard: penser à arrêter de ré-écouter les 1ers Cure.


Commentaires
Par devine le 22/02/2005 à 16h43
je suis bien contente que t'aies enfin reagie! une bonne nouvelle, semble t'il; faut savoir se filer des coups de pied au cul parfois
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